1. Titre de la conférence
Ce congrès reflète notre prise de conscience dans le monde où nous évoluons, après le 11 septembre. Il s’intitule donc : Les religions du monde après le 11 septembre.
  1. Dates de la conférence
La conférence se déroulera du 11 au 15 septembre 2006.
  1. Site de la conférence
La conférence  aura lieu au
Palais des congrès de Montréal
159, rue Saint-Antoine Ouest
9e étage
Montréal, Canada
Téléphone : 514-871-8122
  1. Raison d'être de la conférence
Les événements du 11 septembre 2001 soulèvent des questions fondamentales pour l’avenir de la religion dans le monde. Les dimensions religieuses et laïques peuvent-elles se rapprocher? Les relations entre les différentes religions du monde peuvent-elles être harmonieuses? Le monde a-t-il besoin d’une nouvelle attitude religieuse symbolisée par le mot dharma ou par un autre terme? Les diverses religions du monde peuvent-elles s’unir dans une spiritualité active par la pratique du yoga ou de la méditation? Pourquoi la science doit-elle toujours exacerber la tension entre la religion et la raison? La religion peut-elle cicatriser les blessures, tout comme la médecine traite et guérit? Les femmes doivent-elles demeurer dans l’ombre parce que,  hommes et femmes sont indissociables? Les médias ne font-ils que rapporter les conflits où collaborent-ils à la diffusion des religions?

Les religions du monde doivent répondre de façon claire aux défis soulevés par les événements du 11 septembre 2001. Cette conférence mondiale veut faciliter ce processus, alors que les diverses traditions religieuses ont maintenant un recul de cinq ans pour analyser les événements.
  1. Religions représentées à la conférence
On fait quelquefois la distinction entre  "religions dans le monde" et "religions du monde". Cette distinction amène un classement minimal de sept "religions dans le monde": le judaïsme, le christianisme, l’islamisme (les trois religions occidentales); l’hindouisme  et le bouddhisme (deux religions indiennes) ainsi que le confucianisme et le taoïsme (deux religions chinoises). L’expression "religions du monde" est alors employée pour inclure toutes les autres, à savoir les diverses religions indigènes et les religions primitives (amérindiennes, africaines et préchrétiennes d’Amérique du Sud, etc.); le jaïnisme et le sikhisme (les deux autres religions de l’Inde), le shintoïsme et le bahaïsme, paganisme ainsi que toutes les autres religions non comprises dans cette énumération.

Ce congrès ne fera pas la distinction entre les "religions dans le monde" et les "religions du monde". Dans le cadre de cette approche, toutes les religions qui existent dans le monde sont à juste titre des religions du monde et ce congrès s’efforcera de représenter toutes les confessionnalités, que ce soit les adeptes de la foi baha’ie, les bouddhistes, les ‘religionistes’ populaires chinois, les chrétiens, les confucianistes, les hindous, les jaïns, les juifs, les mandéens, les musulmans, les shintoïstes, les sikhs, les taoïstes, les wiccans ou les zoroastristes. Le congrès intégrera également toutes les personnes intéressées à l’étude des religions en tant que telles. 
  1. La logique
    sous-jacente à la conférence
T

Comme il a été précisé, cette conférence est organisée à Montréal, du 11 au 15 septembre 2006. Le choix des dates ne relève pas du hasard. La conférence est organisée afin de permettre aux religions du monde de formuler une réponse aux malheureux événements du 11 septembre 2001, à l’intérieur du cadre de travail suivant :

(1) Dans la vie, les aspects laïque et religieux sont deux possibilités d’orientation. La Seconde Guerre mondiale, suivie de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, fut précédée par la montée de l’extrémisme laïque, sous diverses formes, fascisme, communisme et autres. La Déclaration universelle des droits de l’homme a été élaborée justement pour servir d’antidote à toutes ces formes d’extrémisme. N’est-il pas justifié alors, avec la montée de l’extrémisme religieux partout dans le monde, que les Religions du monde adoptent une version finale de la Déclaration universelle des droits de l’homme, (et des responsabilités) comme prophylaxie contre les excès idéologiques de l’extrémisme religieux?

(2) Les rapports entre les diverses religions du monde sont d’une importance capitale.  La situation est catastrophique si un conflit de religions cache implicitement un conflit de civilisations; un conflit religieux ouvert peut être pire encore. Le prosélytisme d’une religion par une autre est une source de conflit majeure entre les religions. Mahatma Gandhi désespérait de voir un jour la paix dans le monde si  ce prosélytisme persistait. N’est-il pas temps de faire une pause, temporairement, de façon à ce que les religions puissent trouver des moyens de transmettre leur message sans donner l’impression de l’imposer aux autres.


(3) Nous employons couramment le mot religion pour décrire une sphère de l’activité humaine alors que d’autres utiliseront des termes différents, par exemple, le mot dharma. Peut-être devrions-nous réaliser que non seulement les religions diffèrent les unes des autres, mais elles peuvent se distinguer également par la signification qu’elles donnent au mot religion. Pour être en mesure de donner un sens à cette réalité et à ses conséquences pour la paix dans le monde, il serait bon d’analyser comment la perspective se modifie si on utilise un mot différent quand on parle de la religion pour décrire le phénomène compris dans cet ensemble. Pourrait-on employer le mot din, dharma ou dao comme point de départ de cet exercice?

(4) Parallèlement à notre vie extérieure, nous avons également une vie intérieure. Si, dans notre vie extérieure, nous recherchons le succès et l’excellence, dans notre vie intérieure, nous souhaitons l’harmonie et la paix. Cette recherche commune de paix et d’harmonie, présente dans la pratique du yoga ou d’exercices spirituels de même type, peut-elle servir de point de convergence pour les religions du monde, dans la pratique, malgré les différences doctrinales qui les caractérisent? Ainsi, les religions peuvent atteindre une symbiose dans la pratique spirituelle, bien qu’elles diffèrent au niveau de la doctrine. Est-il possible qu’une réponse positive aux événements du 11 septembre consiste à mettre l’emphase sur la convergence des pratiques spirituelles entre les diverses religions?

(5) À une certaine époque, la religion était la seule bouée servant d’assise et d’orientation à la vie humaine. Cette situation s’est modifiée graduellement au cours des siècles derniers. La science et la rationalité sont devenues des options importantes à l’orientation religieuse dans les sociétés occidentales modernes et ailleurs. Par conséquent, l’avenir de la planète sera profondément affecté par le rapport entre ces deux grandes sphères d’activités quant à la question de déterminer la vérité absolue sur la condition humaine. Depuis longtemps, on tient pour acquis que les deux orientations, science et religion, sont des entités contraires, mais la religion devient plus accueillante à la rationalité et la science plus accueillante à un certain sens du mystère; le temps est peut-être venu de se demander si les deux peuvent marcher main dans la main malgré une vision différente des choses.


(6) Tout comme la religion n’est pas seulement une affaire de foi, la guérison n’est pas seulement une affaire de médecine. Le bien-être de l’être humain, c’est à la fois la santé du corps et de l’esprit, en reconnaissant que l’être humain est doté d’un organisme psycho-social et que ces deux composantes de l’être doivent être prises en compte. Ce n’est pas nécessairement une question d’esprit qui domine la matière, ou vice-versa, mais plutôt une question de simultanéité de l’esprit et de la matière. La médecine peut ou non traiter les deux simultanément, mais la guérison elle, doit le faire.

 
(7) La religion est liée aux être humains mais depuis trop longtemps, l’indivisibilité de notre humanité, entre sexe masculin et sexe féminin, a conféré à la femme une situation d’invisibilité dans la religion, lui donnant ainsi une orientation patriarcale qui a créé à son tour l’oppression des femmes; la portée et l’étendue de cet état de fait sont maintenant bien documentées. La lutte pour l’égalité des sexes étant bien installée, la question surgit tout naturellement – les religions possèdent-elles les ressources intérieures pour transformer les relations entre les sexes, d’elles-mêmes, au-delà de toute considération, ou doivent-elles d’elles-mêmes être transformées, au-delà de toute considération, alors qu’elles luttent avec ce problème.

(8) Le rôle de la religion dans le domaine public s’est accentué à travers le monde depuis la révolution iranienne de 1979. C’est à travers les médias que le rôle accru de la religion nous est communiqué. Cela soulève la question : les médias reflètent-ils les doctrines et les pratiques religieuses ou y sont-ils réfractaires, surtout lorsqu’ils traitent de religions différentes. Ainsi, non seulement les médias rapportent-ils des nouvelles, mais ils font également les nouvelles, par la façon avec laquelle ils les traitent. Alors, comment donc s’assurer que la religion est présentée objectivement dans les médias.

 

Cette liste de huit points décrit les thèmes qui peuvent être analysés à la conférence mais elle n’est nullement exhaustive. Nous vous invitons à suggérer un thème ou des thèmes et à les partager avec les autres participants en plus de ces huit sujets traités spécifiquement au congrès.

(1) La religion et les droits de la personne
(2) Le prosélytisme et la liberté religieuse
(3) La religion, le din, le do ou le dharma
(4) La religion et la spiritualité
(5) La religion et la science
(6) La religion et guérison
(7) La religion et les femmes
(8) La religion et les médias

Autres thèmes :

-         La religion, les enfants et la jeunesse

-          La religion, les conflits et la paix

-          La religion et la diplomatie  internationale

-         La religion sur le terrain

-         La religion et la guerre

-   La religion et l'éthique

-   Les leaders religieux contemporains